Antalgique non opioïde, d’action centrale, dérivé́ de la diphénhydramine (antihistaminique H1), le néfopam a des effets atropiniques, sérotoninergiques, dopaminergiques et sympathomimétiques.
En France, des comprimés de néfopam dosés à 30 mg sont autorisés dans les douleurs aiguës chez les adultes et les adolescents âgés de plus de 15 ans. Cette forme adaptée à la voie orale permet d'éviter l'utilisation hors autorisation de mise sur le marché de la solution injectable à 20 mg/ml de néfopam dans cette indication.
Le néfopam n’est pas autorisé́ en France dans les douleurs chroniques !
Le profil d’effets indésirables du néfopam comporte surtout des effets atropiniques et sympathomimétiques :
- centraux, dont confusions, désorientations, hallucinations, convulsions ;
- périphériques, dont troubles visuels, digestifs, urinaires, cardiovasculaires (notamment des tachycardies).
Le néfopam expose aussi à des somnolences et des réactions anaphylactiques dont des œdèmes de Quincke, ainsi qu’à des abus et des dépendances.
✔ Le néfopam est à éviter :
- en cas d’antécédent de convulsions,
- chez les patients ayant un angle iridocornéen étroit, en raison du risque de glaucome aigu par fermeture de l’angle,
- chez les patients ayant une hypertrophie de la prostate, en raison du risque de rétention urinaire.
(Prescrire, décembre 2024, n° 494)


